lundi 25 janvier 2010
Je vogue. J’ai chaud. Quelques soubresauts, puis le calme plat. Je pressens la tempête. Le changement. Le plus jamais pareil. J’enfourche mon cheval, ami puissant, et je me prépare à l’assaut final. Je dois remporter la bataille.
Ça y est! Le dernier combat. À cheval sur la vague, projeté je me déverse à grand coup. Dégainant mon épée et tenant fermement mon bouclier, je traverse le temps. Le temps qui soudainement ne finit plus d’être le temps. Bien armée et prête à affronter, j’appréhende l’arrivée. L’effort est considérable mais je tiens bon, JAMAIS ils ne m’auront! Il n’en est pas question! Je vois au loin une armée de tentacules et des billes bleues et brunes scintillantes. Je résisterai.
Brandissant épée et bouclier je charge, dernière descente et je les abats un par un!
J’ai beau me battre corps et âme, les tentacules sont résistants. Je repousse l’ennemi, il revient à la charge. Je m’épuise. Et voilà! Les tentacules ont profités d’un moment d’inattention de ma part, ce sera une erreur fatale, ils me saisissent et tirent! Non! Je dois absolument résister, il en va de ma vie!
Je n’ai plus de force. Je vais mourir. Je le sens. Les tentacules auront le dessus et je serai emportée vers les billes brunes et bleues qui me brûleront de leurs désirs. Je le sais, mais je n’ai plus la force de résister. Voilà je meurs.
Je suis née bleu un soir de mai, arraché par les tentaculaires à mon royaume amyotique, projetée frigorifiée dans un monde aseptisé. Rose poupon, emmaillotée, ficelée, déposée dans un lit de verre, désarmée et sans bouclier, verte de colère, j’ai crié.
As I see you now, you are walking towards extermination and it pleases me greatly.
The joy I sense when you cut down a tree and burn an entire land is almost as good
as the one that wakes me when water destroys and entire village, an entire city, the
world as you know it, and all because of your certitudes of power over nature.
The most wonderful feeling in looking down at you is the certainty that you will never
understand the selfishness of your actions and way of life. You know it all don’t you?
It makes you and me alike in so many ways. I never thought I would see this day.
Every morning I look down at you, and you found another way to please me. You
destroyed another so called treasure. Now so many living things have already become
worthless to you. You kill millions every year. Ants, baby spiders, flowers... men.
Worthless. A pleasure to see... Every death is a balm of love towards me, and I love
you more grandly and profoundly every day that you approach this ultimate person
of destruction that you are becoming.
What’s a seed? Do you know? Do you even care? Carefree, that’s your new goal, and
it’s an amazing goal to me. The best you could ever dream of. The fastest path to your
own destruction and my most cherished wish.
I used to have to work so hard to make you do the things that please me. You believed
so much. You loved. Now, I have nothing to do but watch. You do it all. Isn’t it amazing!
You have become your destruction. I don’t even have to feel any guilt. I am not guilty as
charged. You are. And you don’t care.
I love you, my dearest friend. Thank you.
An old horned buddy.
mardi 11 août 2009
Il fait chaud. Une goutte de sueur nait sur sa nuque, et glisse doucement, juste un peu à droite du centre de son dos, pas tout à fait sur l’omoplate. Il la sent descendre, et se frayer un sinueux chemin vers le bas. Puis, elle s’arrête. Elle se niche dans le creux de ses reins. Elle attend. Quoi? Il ne sait pas. Par la fenêtre, sans glace, et à la moustiquaire soulevée par une très légère brise, brise qui ne semble pas se rendre jusqu’à son hamac, il voit l’horizon. Statique sous le soleil de midi. Rien ne bouge. Peut-être devrait-il se rapprocher un peu, il pourrait profiter de la brise qui soulève trop légèrement la moustiquaire usée. Mais non, il est englouti dans le hamac. En sortir lui semble une dépense d’énergie superflue, et que de toute façon, il n’a pas. Son ventre monte et redescend au rythme de son souffle. Il attend. Quoi? Il ne sait pas. Au loin, semblent s’égrener les dernières notes d’une musique oubliée. Il entend une note après l’autre, comme un feu irradiant l’intérieur de son corps encore tuméfié. Les sons glissent comme un glaçon sur son corps beaucoup trop chaud. Pourtant rien ne fond.
Il n’est pas d’ici. Il ne sait pas vivre ici. Il se perd dans cet univers qui n’a pour lui aucune référence sensible. Ici, même le soleil est ennemi.
Les heures s’écoulent lentement. Il a dormi, sans la moustiquaire. Ce n’est pas prudent. Ici la vie tient à un fil plus ténu que chez lui. Une aussi petite erreur que cet oubli de la moustiquaire peut lui être fatal. Il n’y était pas préparé. Pourquoi rester alors? Parce que le retour est encore plus effrayant. Il a laissé derrière tant de cauchemars non vécus et tant de conversation suspendues. Y retourner? Il ne peut pas. Alors, il attend. Il attend un signe. Depuis des mois qu’il l’attend. Parfois dans le hamac, parfois sur le seuil de la cabane, rarement sur la terrasse. Sur la terrasse, il a peur, peur des dangers qu’il ne connait pas encore. Déjà les ombres s’allongent. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Il dormira protégé par la moustiquaire et demain, il recommencera l’attente. Hélas, déjà aujourd’hui, il n’espérait plus.
Le soleil est apparu encore. Le temps doit s’écouler. Étrangement il reste suspendu. Il tente de se souvenir. Depuis combien de temps le soleil disparait dans la moustiquaire pour revenir après le froid de la nuit. Il ne sait pas. Depuis toujours peut-être. Pour lui le temps n’existe plus. Il aimerait bien. Mais il sait qu’à chaque retour du soleil débute une autre attente. Il ne sait plus ce qu’il attend. Il ne sait plus s’il attend. Il est vivant. Trop vivant sans vouloir mourir. Il aime vivre. Il en est étonné pourtant. Il l’aime entendre le son de son cœur. Il ne comprend pas que son cœur soit toujours vivant. Il devrait être mort mais il bat. Ici son cœur n’a pas à bataillé pour suivre le rythme. Il a son propre rythme. Une sonate à la lueur vive de ses moments de présent qu’il savoure goulument. Bientôt, il devra revenir à la surface, quitter la profondeur. Bientôt… mais pas tout de suite. Encore un peu, il s’offre la vie.
vendredi 6 février 2009

Ô le chat du Pharaon, cet homme un peu rond
Courant vers Mai, féline de Glaé la fée
Hop deux trois bonds et bedon contre bedon
Ils se sont câlinés, caressés du bout du nez
Puis Pinpon le mastodonte du gros Jambon
S'est présenté canines acérées prêt à mâcher!
Et moi Lily de mon rire cristallin j'ai chassé le vilain
L'affectueux matou débarrassé du filou
En gracieux félin a entraîné sa belle sous le sapin
Des sons tout doux sont parvenus du trou
Je devinais le malin assouvissant sa faim
Et moi Lily Blue j'aime les matous amoureux fous!
Aller Devenir
J'ai toujours su moi Lily que je deviendrais ce que je deviens car devenir est le destin que je me suis fixée devant. Petite je regardais de bas en haut maintenant sur les côtés parce le paysage est important. Le ciel autour du pourtour plus grand que la demie du miroir que la terre nous expose c'est vrai il y a plus de ciel que ce que l'on voit, toujours plus que ce que l'on voit.
Devenir, de-venir d'où, du ventre de la mère de vague de la terre du vent qui pousse. Venir de devant d'avant, aller derrière reculer devant. Aller quelque part. De paysage de haut de bas moi Lily la Blue je deviens.